Lors de la «journée officielle» au centre de rencontres de Caux cet après-midi, l’ambassadeur Pierre Combernous a apporté les salutations du Conseil Fédéral. Il a évoqué les six décennies de relations privilégiées entre Caux et le gouvernement suisse. Ancien ambassadeur à Nairobi, lui-même personnellement impliqué dans les efforts de paix pour le Burundi, il a parlé du partenariat entre Caux et le Département Fédéral des Affaires Etrangères. «Cette relation s’inscrit dans l’esprit d’une politique étrangère suisse où les mots solidarité, regard universel et valeurs humanitaires ont force de référence.»
Mohamed Sahnoun, le nouveau Président d’Initiatives et Changement - International, l’organisation faîtière du mouvement, a décrit Caux comme «un lieu d’échanges et de questionnements sur les tragédies que subit une partie de l’humanité». L’ancien diplomate algérien, haut fonctionnaire international, a décrit Caux comme «un lieu de silence et de parole, de méditation et d’échanges d’idées et d’expériences, où nous cherchons et nous apprenons. Nous cherchons tous une chose, la paix, la paix durable, la paix en nous, la paix entre nous». Mais sommes-nous prêt à accepter des changements pour la paix, des changements dans nos attitudes et comportements? a-t-il demandé. C’est cela l’agenda de Caux: guérir le passé, pardonner, réconcilier, s’attaquer aux causes profondes des conflits. (Initiatives et Changement est un mouvement international, actif dans soixante pays et officiellement établi dans trente-neuf d'entre eux. Au niveau national, chaque association est indépendante mais peut s’affilier à l’association Initiatives et Changement - International, fondée en 2002.)
Laurent Wehrli, conseiller municipal et député au Grand conseil vaudois, a apporté les salutations des autorités communales. Bernard de Riedmatten, le Président de la Fondation CAUX – Initiatives et Changement, a accueilli des ambassadeurs et diplomates, des représentants des autorités fédérales, cantonales et communales, des organisations internationales et des organisations non gouvernementales. M. de Riedmatten a parlé de «ce site en altitude avec sa vue circulaire sur le bassin lémanique, facteur qui permet aux participants à nos conférences de prendre du recul à l’égard des tracasseries quotidiennes et d’aborder les sujets avec une certaine hauteur de vues». L’esprit de Caux, selon lui, est fait d’une atmosphère informelle et détendue, de respect mutuel, de tolérance, et d’une certaine forme de sérénité. La maison de Caux, l’ancien Caux-Palace, a pour vocation de jeter des ponts, de souligner la responsabilité de chaque individu, et l’importance que «toute activité humaine prend pleinement en compte sa dimension éthique et spirituelle».
Madame Bineta Diop, de l’ONG Femmes Africa Solidarité à profité pour remettre à Mohamed Sahnoun le prix Tombouctou pour la paix de leur mouvement, pour ses efforts en Somalie et ailleurs en Afrique. Dans un deuxième temps, des tables rondes ont permis aux visiteurs de cette journée officielle d’entrer en dialogue sur trois sujets. Mohamed Sahnoun a présenté son livre «Mémoire blessée – Algérie 1957», autobiographie romancée. Un atelier a été consacré à la rencontre en cours «Dans une économie globalisée – confiance et intégrité». Enfin, un atelier sur le thème de la prochaine session, «Le dialogue des civilisations commence à la base» s’est concentré sur les questions de respect et de dignité dans nos cités et nos sociétés multiethniques. Le troisième temps de cette journée qui a attiré aussi un public venu de la région et les voisins du village, était un concert du groupe éthiopien «Ethio Folklore Music Group».
French